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COMMUNIQUE DE PRESSE _ Drame du 1er janvier 2013 (63 morts),

Mardi 20 mai 2013 - par BEN

 

Jeudi 08 janvier 2013 - par BEN

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

Côte d’Ivoire – Drame du 1er janvier 2013 (63 morts), annonce de poursuites pénales contre les auteurs présumés : espoir de lutte contre l’impunité ?

Abidjan, le 08 janvier 2013  - Dans la nuit du 31 décembre 2012 au 1er janvier 2013, après des feux d’artifice saluant l’avènement du nouvel an, une bousculade survenue dans la commune du Plateau en face du stade Houphouët Boigny a fait 63 morts et de nombreux blessés.

Le Président de la République, Monsieur Alassane Ouattara qui s’est rendu promptement sur les lieux a annoncé le 1er janvier 2013 l’ouverture d’une enquête pour situer les responsabilités et engager éventuellement des poursuites contres les présumés auteurs.

Dans l’attente des résultats de cette enquête, le Premier Ministre, monsieur Daniel KABLAN Duncan dans une déclaration semblait exonérer les forces de sécurité de tout acte dommageable.

Le 05 décembre 2012, le procureur de la République près le tribunal de première instance d’Abidjan, monsieur Simplice KOFFI a rendu publique certains éléments de l’enquête préliminaire confiée à la police criminelle. De celle-ci, les principales causes des bousculades ont pour origine :

·         Le rétrécissement de la voie dû à une clôture en tôle sur les lieux du drame ;

·         La présence de troncs d’arbre sur le trottoir ;

·         L’absence d’éclairage sur les lieux du drame

·         L’insuffisance des forces de l’ordre sur les lieux du drame.

Concluant son communiqué, le procureur de la République a annoncé des poursuites pénales contre les présumés auteurs des faits relevés.

Réagissant aux conclusions de cette enquête et à l’annonce des poursuites subséquentes, Me TRAORE Drissa, président du MIDH a déclaré : « nous nous réjouissons des résultats de  cette enquête menée avec célérité. Nous souhaitons que les poursuites annoncées se fassent dans la transparente et l’objectivité afin que tous ceux qui auront une part de responsabilité quel que soit leur rang social et politique répondent de leurs actes.

«La lutte contre l’impunité doit être menée avec courage et abnégation afin de favoriser l’émergence d’un État de droit en Côte d’Ivoire.  C’est une autre occasion qui est donnée à la justice ivoirienne pour redorer son blason après les rendez vous toujours attendus des suites non seulement du rapport de la Commission nationale d’enquête mais également de celles relatives aux enquêtes pendantes sur la gestion des fonds de la  réhabilitation des universités, du meeting perturbé du FPI à Yopougon et des événements malheureux du camp des déplacés de Nahibly, à Duékoué» a-t-il ajouté.

Quant au 1er Vice-président du MIDH, Me Yacouba DOUMBIA ; il a précisé : « tout développement doit avoir pour socle les droit humains. Une société stable et prospère n’est durable que dans l’égalité de tous devant la Loi. Les principes de justice et d’équité doivent être à l’épicentre  des actions des autorités gouvernementales. le MIDH suivra avec une extrême attention la conduite des poursuites annoncées ».

Il y’a lieu de rappeler qu’une Commission nationale d’enquête (CNE) mise en place par le président Alassane OUATTARA, lui a transmis son rapport depuis le 08 Août 2012. A cette occasion le président de la République avait réitéré sa ferme volonté de lutter contre l’impunité et réaffirmé que toutes les personnes auteurs d’actes répréhensibles, pendant la crise postélectorale, répondraient de leurs actes devant la Justice.

Les ivoiriens et la communauté internationale attendent toujours la suite à donner aux conclusions de cette Commission. 

 
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