FLASH INFOS :
AG du MIDH du samedi 8 octobre 2016 : Le contexte des droits de l'homme est de plus en plus exigeant. Nous devons être à la hauteur à travers un engagement croissant et une expertise de qualité. Me DOUMBIA Yacouba ::. AG du MIDH du samedi 8 octobre 2016 : En avant pour la professionnalisation de notre mouvement dans l'union et la fraternité. Me DOUMBIA Yacouba. PCA MIDH ::. AG du MIDH du samedi 8 octobre 2016 : Vous avez joué un rôle incommensurable dans l'essor des droits de l'homme en Côte d'Ivoire. Vous pouvez en tirer une légitime fierté. Prste de la CNDH-CI ::. AG du MIDH du samedi 8 octobre 2016 : Je voudrais vous exprimer ma fierté d'appartenir à une telle famille. Notre mobilisation témoigne de notre espérance en l'Homme. Me TRAORE Drissa Prsdt Honneur ::. AG du MIDH du samedi 8 octobre 2016 : Me DOUMBIA Yacouba reconduits aux commandes du MIDH pour un mandat de trois ans. ::. Droit à l'éducation : La Division droit à l'éducation du MIDH a rencontré Mme Flore Pallardy, dans la continuité de son plaidoyer sur les frais complémentaires dans le privé laic ::. CI-Elections 2015 : Le MIDH participe à la formation sur le monitoring des violations des droits de l'homme en période électorale à la CNDH-CI. ::. MIDH Présentation du rapport sur les frais complementaires dans les privés laics : Article 25 de la Convention État- Promoteur d'établissement privé: ...les affectés dans me privé conventionné sont à la charge de l’État. ::. Cote d'Ivoire - Droit à l'Education : le MIDH salue la décision sur l'école obligatoire et attend beaucoup du Gouvernement quant aux moyens de réalisation. ::. Cote d'Ivoire - Droit à l'Education : L'école rendue obligatoire de 6 à 16 ans dès la rentrée. Prdt Alassane Ouattara. ::.

DÉCLARATIONS

26/06/2011

Déclaration N° 97 DU MIDH « Face aux agissements des FRCI »

Déclaration N° 97 DU MIDH

 

« Face aux agissements des FRCI » 

 

Les faits – Le lundi 11 avril 2011, l’ex-président de la république de Côte d’Ivoire, monsieur Laurent GBAGBO, après avoir longuement refusé les résultats des urnes qui le donnait perdant, a été arrêté. Depuis cette date, alors même que toutes les zones de belligérance se sont éteintes sur le territoire de la république, les informations dont dispose le Midh font état d’actes répréhensibles perpétrés par les FRCI. En sus, des tensions plus ou moins récurrentes entre les FRCI et les autres corps des ex-forces de défense et de sécurité sont à noter. La dernière en date est la l’accrochage qui a entrainé des tirs, entre FRCI et Gendarmes de Yopougon toits rouge qui a encore, malheureusement fait un mort parmi les civiles.

 

Observations – Le Mouvement Ivoirien des droits humains (MIDH) observe et s’inquiète de ce que malgré les appels du président de la république et de certaines autorités militaires aux diverses forces en arme à regagner les casernes, leur présence trop voyante dans les villes reste inquiétante.

  Le MIDH est très préoccupé par l’attitude d’une frange des FRCI se comportant plus en   « commandant de zones conquises qu’en membres à part entière d’une armée régulière.

Le MIDH rappelle que la guerre est terminée et l’État de droit souhaité par les ivoiriens et promis par le président de la république, ne saurait durablement s’accommoder de citoyens, fussent-ils en arme, au dessus des lois de la république.    

Aussi, Le MIDH condamne t’-il avec fermeté tous les agissements qui mettent en mal la sécurité des personnes et des biens et autres actes constitutifs de périls pour les droits humains et d’entraves à un retour rapide à la normalité dans le pays.

 

Recommandations – Eu égard à ce qui précède et en considération de l’urgence du moment, le MIDH fait les recommandations suivantes :

·        Au président de la république :

- de tout mettre en œuvre pour lutter contre l’impunité quelque soit la qualité et l’origine des auteurs ;

 

·        Au gouvernement et au premier Ministre:

-         assurer un contrôle effectif sur l’ensemble des forces républicaines de cote d’ivoire ;

-         assurer effectivement la sécurité des personnes et des biens en adressant des messages de fermeté aux FRCI ;

-         organiser diligemment et faciliter fermement le retour des policiers, et gendarmes dans leur lieu de travail en procédant à leurs installations officielles sur toute l’étendue du territoire national.

-         Engager des poursuites contre tout élément des FRCI auteurs d’actes attentatoires aux droits humains.

 

·        Aux chefs militaires des FRCI de :

- se plier avec loyauté et rigueur aux textes de la république, aux règles qui régissent le métier des armes et de discipliner leurs éléments dans l’exercice de leur mission.

- libérer les locaux illégalement occupés aux fins de permettre à leurs destinataires ou propriétaires d’y prendre possession.

 

Fait à Abidjan, le 26 juin 2011

Pour le MIDH

Le président

Maître TRAORE Drissa