FLASH INFOS :
AG du MIDH du samedi 8 octobre 2016 : Le contexte des droits de l'homme est de plus en plus exigeant. Nous devons être à la hauteur à travers un engagement croissant et une expertise de qualité. Me DOUMBIA Yacouba ::. AG du MIDH du samedi 8 octobre 2016 : En avant pour la professionnalisation de notre mouvement dans l'union et la fraternité. Me DOUMBIA Yacouba. PCA MIDH ::. AG du MIDH du samedi 8 octobre 2016 : Vous avez joué un rôle incommensurable dans l'essor des droits de l'homme en Côte d'Ivoire. Vous pouvez en tirer une légitime fierté. Prste de la CNDH-CI ::. AG du MIDH du samedi 8 octobre 2016 : Je voudrais vous exprimer ma fierté d'appartenir à une telle famille. Notre mobilisation témoigne de notre espérance en l'Homme. Me TRAORE Drissa Prsdt Honneur ::. AG du MIDH du samedi 8 octobre 2016 : Me DOUMBIA Yacouba reconduits aux commandes du MIDH pour un mandat de trois ans. ::. Droit à l'éducation : La Division droit à l'éducation du MIDH a rencontré Mme Flore Pallardy, dans la continuité de son plaidoyer sur les frais complémentaires dans le privé laic ::. CI-Elections 2015 : Le MIDH participe à la formation sur le monitoring des violations des droits de l'homme en période électorale à la CNDH-CI. ::. MIDH Présentation du rapport sur les frais complementaires dans les privés laics : Article 25 de la Convention État- Promoteur d'établissement privé: ...les affectés dans me privé conventionné sont à la charge de l’État. ::. Cote d'Ivoire - Droit à l'Education : le MIDH salue la décision sur l'école obligatoire et attend beaucoup du Gouvernement quant aux moyens de réalisation. ::. Cote d'Ivoire - Droit à l'Education : L'école rendue obligatoire de 6 à 16 ans dès la rentrée. Prdt Alassane Ouattara. ::.

COMMUNIQUÉS DE PRESSE

15/05/2017

Côte d’Ivoire, mutinerie à répétition dans l’armée : le Gouvernement doit prendre ses responsabilités

Abidjan, le 15 mai 2017 : Au mois de janvier 2017, environ 8.000 militaires se sont mutinés pour réclamer le paiement d’une somme de 12.000.000 FCFA à chacun d’entre eux. Le Président de la République a accédé à cette demande et a procédé au paiement immédiat de la somme de 5.000.000 FCFA, en s’engageant à verser le reliquat en plusieurs mensualités.


Le jeudi 11 Mai 2017, le MIDH à l’instar des populations ivoiriennes, a suivi à la Télévision Ivoirienne l’intervention du porte-parole de ces militaires tout en présentant leur excuse au président de la république et aux ivoiriens, a déclaré que ses collègues et lui renonçaient désormais à toute revendication d’ordre financier.
Dès le lendemain, des mouvements d’humeur des militaires reprenaient à Abidjan et dans certaines villes du pays avec leurs lots de violences et d’exactions diverses sur les populations civiles.
Ces militaires bloquent les accès à certaines villes de l’intérieur et des heurts ont eu lieu avec des populations civiles à Korhogo et Bouaké occasionnant officiellement un mort.

 

Le MIDH, note que les négociations engagées par le Gouvernement avec ces soldats n’ont donné à ce jour aucun résultat à même d’assurer

la quiétude et la sérénité des populations. La situation semble se dégrader de jour en jour.
Le MIDH fortement préoccupé par cette situation, condamne tout recours à la violence comme mode de revendications sociales et déplore les atteintes intolérables aux libertés publiques des citoyens, en particulier l’atteinte au droit à la vie.
«Si réclamer des meilleures conditions salariales et de travail constitue un droit, ce droit doit s’exercer dans le strict respect des procédures édictées par la loi et les conventions internationales auxquelles la Côte d’Ivoire est partie. Il est inadmissible que des éléments des forces armées dont la vocation est d’assurer, au prix de leur vie, la sécurité et la quiétude des populations, soient ceux-là mêmes qui sous le prétexte de revendications salariales, portent gravement atteinte à la vie et aux biens de ces mêmes populations. Ces comportements sont antinomiques avec l’Etat de droit et doivent être dénoncées et sanctionnées par l’autorité publique», a déclaré Me Doumbia Yacouba, Président du Conseil d’Administration du MIDH.

 

Le MIDH tout en soutenant le Gouvernement dans la voie de la fermeté adoptée pour résoudre cette énième crise militaire l’invite à un réexamen approfondi du processus de DDR, dans lequel plusieurs milliards ont été engloutis avec les résultats dont les effets se font encore attendre.
Me Traoré Drissa, Président d’honneur du MIDH, soutient que «nous sommes surpris de constater que malgré tous les satisfécits décernés au Gouvernement par de nombreuses agences internationales pour la réussite de son processus de désarmement, de démobilisation et de réinsertion, que les questions aujourd’hui portées par les militaires mutins n’aient pas été traitées et que la discipline au coeur de toute armée soit ainsi foulée aux pieds au sein de notre grande muette qui ne l’est plus ».

 

En tout état de cause, le MIDH interpelle le Gouvernement sur son devoir d’assurer aux populations déjà lourdement éprouvées par des contraintes socio-économiques, la paix et la sécurité.

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