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Projet MIDH/OMCT : Séminaires d’approfondissement des connaissances des députés et des avocats ivoiriens sur la prévention et la protection contre la torture, les 18, 19 et 20 juillet 2017 puis 25, 26 et 27 juillet 2017. ::. Vulgarisation de l'assistance judiciaire : Facebook live le mardi 11 juillet 2017 à 10h00 GMT (heure d'Abidjan). RDV sur facebook (@midhciv) ::. Projet "Amélioration de l'accès à la justice et vulgarisation de l'assistance judiciaire" : le MIDH organise ses journées portes ouvertes dans les tribunaux de Bouaké, Korhogo et Boundiali respectivement les 17, 21 et 27 juillet 2017 ::.

COMMUNIQUÉS DE PRESSE

15/05/2017

Côte d’Ivoire, mutinerie à répétition dans l’armée : le Gouvernement doit prendre ses responsabilités

Abidjan, le 15 mai 2017 : Au mois de janvier 2017, environ 8.000 militaires se sont mutinés pour réclamer le paiement d’une somme de 12.000.000 FCFA à chacun d’entre eux. Le Président de la République a accédé à cette demande et a procédé au paiement immédiat de la somme de 5.000.000 FCFA, en s’engageant à verser le reliquat en plusieurs mensualités.


Le jeudi 11 Mai 2017, le MIDH à l’instar des populations ivoiriennes, a suivi à la Télévision Ivoirienne l’intervention du porte-parole de ces militaires tout en présentant leur excuse au président de la république et aux ivoiriens, a déclaré que ses collègues et lui renonçaient désormais à toute revendication d’ordre financier.
Dès le lendemain, des mouvements d’humeur des militaires reprenaient à Abidjan et dans certaines villes du pays avec leurs lots de violences et d’exactions diverses sur les populations civiles.
Ces militaires bloquent les accès à certaines villes de l’intérieur et des heurts ont eu lieu avec des populations civiles à Korhogo et Bouaké occasionnant officiellement un mort.

 

Le MIDH, note que les négociations engagées par le Gouvernement avec ces soldats n’ont donné à ce jour aucun résultat à même d’assurer

la quiétude et la sérénité des populations. La situation semble se dégrader de jour en jour.
Le MIDH fortement préoccupé par cette situation, condamne tout recours à la violence comme mode de revendications sociales et déplore les atteintes intolérables aux libertés publiques des citoyens, en particulier l’atteinte au droit à la vie.
«Si réclamer des meilleures conditions salariales et de travail constitue un droit, ce droit doit s’exercer dans le strict respect des procédures édictées par la loi et les conventions internationales auxquelles la Côte d’Ivoire est partie. Il est inadmissible que des éléments des forces armées dont la vocation est d’assurer, au prix de leur vie, la sécurité et la quiétude des populations, soient ceux-là mêmes qui sous le prétexte de revendications salariales, portent gravement atteinte à la vie et aux biens de ces mêmes populations. Ces comportements sont antinomiques avec l’Etat de droit et doivent être dénoncées et sanctionnées par l’autorité publique», a déclaré Me Doumbia Yacouba, Président du Conseil d’Administration du MIDH.

 

Le MIDH tout en soutenant le Gouvernement dans la voie de la fermeté adoptée pour résoudre cette énième crise militaire l’invite à un réexamen approfondi du processus de DDR, dans lequel plusieurs milliards ont été engloutis avec les résultats dont les effets se font encore attendre.
Me Traoré Drissa, Président d’honneur du MIDH, soutient que «nous sommes surpris de constater que malgré tous les satisfécits décernés au Gouvernement par de nombreuses agences internationales pour la réussite de son processus de désarmement, de démobilisation et de réinsertion, que les questions aujourd’hui portées par les militaires mutins n’aient pas été traitées et que la discipline au coeur de toute armée soit ainsi foulée aux pieds au sein de notre grande muette qui ne l’est plus ».

 

En tout état de cause, le MIDH interpelle le Gouvernement sur son devoir d’assurer aux populations déjà lourdement éprouvées par des contraintes socio-économiques, la paix et la sécurité.

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